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"D'un oeil, observer le monde extérieur, de l'autre, regarder au fond de soi-même." Modigliani
Degas et sa servante Zoé L'âme est là, visible au premier coin de vue, nue comme une dame impudique. Elle crie sa vérité, sans la ramener, modeste. Mais quelle puissance ! Tout autour les couleurs fortes et délavées sculptent un tempérament écorné par les circonstances, qui a rêvé, puis admis. Seul le regard se hisse, malgré les coups, par amour de la vie, pour crier à l'humanité que sa vie de papier vaut bien qu'on l'admire, comme polarisé par l'aimant de l'autre, le regardeur.
La faiseuse en connait un brin sur nous les humains ! Le paraître ne passe pas le perron, il doit d'abord se déshabiller, puis se déshabiller, puis ....et peut-être ! Elle va directement au tréfonds, là où les idées ne font plus leur devoir, là où penser est illusoire, au plus profond de notre carcasse, là où l'âme a rencontré son secret. La lumière en soutien, son bistouri en main et ses tubes en bataillon, elle dégaine vite, l'esquisse est ferme, la toile, comme une plage souillée par des eaux pastellisées, a perdu de son immaculé pour laisser place à la dislocation du modèle, à l'imagination du talent, à la création effervescente d'un tableau original où les traits et les teintes délivrent un visage cabossé mais vivant, mais vrai. Elle, elle est belle, simple, vivante, elle est née un jour de sa vie avec un laser qui scanne l'autre, les émotions de l'autre, sa vérité, ce qu'il y a de plus beau, son humanité. Denis Dahan. jan. 2011.
De la couleur avant toute chose et pour celà préfère la variété, le mouvement et l'audace. C'est la peinture d'un oeil qui révèle des failles, des peurs, des tracas. Des visages lumineux et sombres. Des yeux qui captent le passant ému et inquiet. Tout un univers où les formes intriguent, où les teintes surprennent par leur chaleur froide, leur sauvagerie aussi. Içi un regard apeuré ou un sourire étrange. Plus haut, des lèvres muettes qui en disent long, des mains qui semblent recueillir une âme prête à avouer. Ce secret qui se cache derrière ces toiles , c'est un souci de l'esquisse, de l'inachevé, celui d'un esprit en proie au doute qui pose ses pinceaux pour contempler le monde qu'elle voudrait chaleureux et humain. Marie-Christine Grenet. sept. 2010.
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